Évaluation des faux négatifs et des discordances histologiques des macrobiopsies mammaires effectuées par IRM
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06 October 2024
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En quelques mots
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Rémi Gillet présente une étude rétrospective monocentrique menée à l'Institut de Cancérologie de Lorraine portant sur l'évaluation des faux négatifs et des discordances radio-histologiques lors de macrobiopsies mammaires guidées par IRM. L'objectif était d'identifier des facteurs prédictifs, tels que la taille du bonnet, la topographie ou la taille de la lésion, pouvant expliquer ces discordances dans une population de lésions classées BI-RADS 3, 4 ou 5 sans traduction échographique.
L'analyse a porté sur 111 macrobiopsies réalisées entre 2015 et 2020. La référence diagnostique reposait sur l'excision chirurgicale ou sur un suivi de deux ans. L'auteur rapporte une valeur prédictive positive de 100 % pour les lésions malignes et une valeur prédictive négative de 94,9 %. L'étude a identifié 3,6 % de faux négatifs (4 cas sur 111). L'auteur illustre par deux cas cliniques des lésions malignes apparues tardivement (à 35 et 36 mois), après une apparente régression ou une stabilité radiologique lors des contrôles à 24 mois. Les analyses statistiques n'ont révélé aucune corrélation significative entre les discordances et les caractéristiques anatomiques ou lésionnelles étudiées.
Pour le clinicien, l'enseignement principal est la nécessité d'un suivi prolongé, au-delà de deux ans, pour les lésions classées bénignes en macrobiopsie, particulièrement lorsqu'elles sont concomitantes à un cancer du sein homolatéral ou controlatéral. L'auteur suggère qu'une régression tumorale transitoire induite par les traitements systémiques peut masquer une lésion maligne, rendant un suivi annuel indispensable pour détecter une éventuelle récidive ou une réapparition de la lésion.
L'analyse a porté sur 111 macrobiopsies réalisées entre 2015 et 2020. La référence diagnostique reposait sur l'excision chirurgicale ou sur un suivi de deux ans. L'auteur rapporte une valeur prédictive positive de 100 % pour les lésions malignes et une valeur prédictive négative de 94,9 %. L'étude a identifié 3,6 % de faux négatifs (4 cas sur 111). L'auteur illustre par deux cas cliniques des lésions malignes apparues tardivement (à 35 et 36 mois), après une apparente régression ou une stabilité radiologique lors des contrôles à 24 mois. Les analyses statistiques n'ont révélé aucune corrélation significative entre les discordances et les caractéristiques anatomiques ou lésionnelles étudiées.
Pour le clinicien, l'enseignement principal est la nécessité d'un suivi prolongé, au-delà de deux ans, pour les lésions classées bénignes en macrobiopsie, particulièrement lorsqu'elles sont concomitantes à un cancer du sein homolatéral ou controlatéral. L'auteur suggère qu'une régression tumorale transitoire induite par les traitements systémiques peut masquer une lésion maligne, rendant un suivi annuel indispensable pour détecter une éventuelle récidive ou une réapparition de la lésion.